 INTERVIEW
Les
arts plastiques avec
les artistes du Port et de la Source à Créteil
Depuis quand êtes-vous installé
à Créteil ?
Je me suis installé dans cet atelier, en octobre 1976.
Et l'aventure a commencé. Je disposais désormais d'un
espace à moi, mais j'avais aussi l'idée de l'ouvrir à
d'autres artistes parce que j'avais moi-même rencontré
de grandes difficultés avant de trouver un endroit où
travailler.
Votre activité d'aujourd'hui est-elle conforme
à l'idée que vous vous en faisiez en 1976 ?
Oui. Ça a pris du temps, mais aujourd'hui, beaucoup
d'expos ont vu le jour dans ce lieu. Les accrochages se
sont succédés au fur et à mesure des rencontres, ce
qui m'a amené à consacrer une partie de mon atelier aux
expositions.
Votre programmation est-elle orientée
essentiellement vers les artistes cristoliens ?
Il ya des artistes cristoliens, mais pas seulement. Les
propositions m'arrivent de toutes parts.
Quels sont lescritères pour exposer dans votre
galerie ?
Mes critères ne sont pas définis a priori. La
rencontre, le dialogue, la visite des ateliers, le suivi
de l'artiste sont bien plus importants pour moi qu'une
quelconque grille de critères.
Peut-être vous prête-t-on un style ?
On a trop souvent dit de mon travail de plasticien qu'il
était surréaliste, contemporain, original, symboliste
et que sais-je encore. Je reste très amusé parces mots.
Je vous renvoie aux expos de mes amis, Naïli, par
exemple, ou du peintre Gaëtan Vorchin à qui je rends
hommage puisqu'il nous a quittés. En fait, la
programmation est très ouverte.
Comment fait-on pour exposer chez vous ?
On peut me contacter à la galerie, je reçois les
artistes et on envisage un projet d'expo si le contact se
noue. Cela s'est passé ainsi avec Jean-Luc Ferrari dont
je vous invite à venir découvrir les collages jusqu'au
7 décembre.
© Vivre
Ensemble à Créteil
décembre 2003
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